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Vendredi le 05 Avril 2013

Le Forum des chefs d’Entreprises organise un colloque sur la sécurité alimentaire

Lundi 8 avril 2013 – Hôtel Sheraton –
Club des Pins

Sous le haut patronage du Président de la République, Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA, le Forum des Chefs d'Entreprise (FCE) organise, le lundi 08 avril 2013 à l’hôtel Sheraton Club des Pins à Alger, un colloque qui aura pour thème : "Sécurité alimentaire : Quels programmes pour réduire la dépendance alimentaire en céréales et lait ".

Le BNEDER a été convié par le Président du FCE, Monsieur Réda Hamiani, à prendre part à ce colloque à travers cinq membres de son institution que sont : M.M. Salah-Bey A. (Directeur Général), Benmohamed K. (Directeur des Etudes, de la Formation et de la Programmation), Kiouane D.L (Directeur des Contrats et du Soutien), Ales R. (Directeur du Bureau de Liaison Centre) et Taïder A. (Directeur de l’Administration et des Finances).

Programme du colloque

  • 8h00 – 9h00 : Enregistrement et accueil des invités.
  • 9h00 – 9h15 : Allocution de bienvenue du Président du FCE, M. Hamiani.
  • 9h15 – 9h30 : Allocution introductrice du Président d’honneur du FCE, M. Omar Ramdane.
  • 9h35 : Intervention de Monsieur le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural.
    • 10h00 – 11h30 : Panel 1
      Production et besoins nationaux
      Modérateur : M. Salah-Eddine Abdessemed
      • Projection de films sur les filières céréales et lai (6 mn).
      • Exposé introductif (10 mn) : Etat des lieux de la filière céréales (par M. Belarbi, OAIC).
      • Exposé introductif (10 mn) : Etat des lieux de la filière lais (par M. Soukehal A.).
      • Exposé introductif (10 mn) : Etat des lieux du financement (par M. Djebbar, PDG de la BADR).
      Discussion panel (30 mn).
      Débat général (30 mn).
      Pause café.
    • 12h00 – 13h30 : Panel 2
      Expériences d’autres pays
      Modérateur : M. Sid Ahmed Tibaoui.
      • Intervention de M. Xavier Beulin, Président de la FNSEA, invité d’honneur du FCE.
      • Exposé introductif (10 mn) : M. Bertrand Ervieux.
      • Exposé introductif (10 mn) : M. Jean-Yves Broussy.
      Discussion panel (30 mn).
      Débat général (30 mn).
      13h30 – 14h30 : Déjeuner.
    • 15h00 – 17h00 : Panel 3
      Que faut-il faire ? Propositions d’éléments de politiques à moyen et long termes
      Modérateur : M. Brahim Benabdeslem.
      • Intervention de M. Xavier Beulin, Président de la FNSEA, invité d’honneur du FCE.
      • Exposé introductif (15 mn) : M. Chehat, filières céréales.
      • Exposé introductif (15 mn) : M. Soukehal, filières laits ;
Discussion panel (30 mn). Débat général (30 mn). 16h30 – 17h00 : Présentation des propositions du colloque pour le moyen et le long terme par M. Brahim Benabdeslem, Président du Conseil d’Orientation.
17h00 : Clôture du colloque par M. Réda Hamiani, Président du FCE.

Panel (1) : M.M. Belabdi M. (DG OAIC), Chehat F. (DG INRAA), Bouhadjar M. (Président de la CAN), Djebbar B. (P-DG BADR), M. Hamitouche L. (Soummam), M. Soukehal M. (Giplait), Tahar A. (Président CEGRO), Tayeb-Ezzraïmi (P-DG SIM) et Ziani A. (P-DG Arômes Algérie).

Panel (2) : M.M. Abada A. (Exécutive Director, Morgan Stanley Commodities), Pr Bessaoud O. & Pierre Le Sthum (Inter Céréales – France), Jean-Yves Broussy (Danone), Bertrand Hervieux (Expert Français).

Panel (3) : M.M. Réda Hamiani, Salah-Eddine Abdessemed, Mohamed Bouhadjar, Jean-Yves Broussy, Foued Chehat, Hocine Mansour Metidji et Abdelhamid Soukehal.

Note de présentation

Reconnue utopique, comme partout dans le monde, l’idée "d’indépendance alimentaire" a laissé place au concept de "sécurité alimentaire" qui a émergé en Algérie dans les années 1990. Des réformes ambitieuses, incluant cet objectif, ont été conduites par les pouvoirs publics ces dernières années, avec la mise en œuvre de plusieurs programmes appuyés sur une instrumentalisation conséquente d’encadrement financier, technique et fiscal approprié de la production, des investissements et des revenus agricoles. Ces réformes ont donné des résultats certains, notamment en termes de relance des investissements, d’amélioration de l’offre en produits agricoles et de création d’emplois. Beaucoup d’efforts ont été consentis et cela est incontestable.

Cependant, les politiques économiques mises en œuvre n’ont pas encore réussi à traduire cet objectif de sécurité alimentaire en résultats concrets puisque la dépendance de l’Algérie des marchés extérieurs pour les produits de base de consommation de la population reste entière.

En effet, la facture globale des importations de produits alimentaires a plus de triplé entre 2002 et 2012 passant de 2,7 à 8,9 milliards de dollars, et représente annuellement une proportion de l’ordre de 15 à 20% du montant total des importations de l’Algérie.

Le montant des importations de céréales, l’un des produits qui constituent une part importante dans le modèle de consommation algérien, a enregistré entre 2002 et 2012 une hausse de plus de 150% (avec un pic de plus de 4 milliards de dollars en 2008).

Si la consommation évolue au rythme démographique, la production, quant à elle, fluctue au gré des aléas climatiques ; les besoins restent dans les cas couverts à 35/40% par le recours à l’importation. En 2012, le volume d’importation s’est situé à 5,5 millions de tonnes de blé dur et tendre pour compenser la faiblesse de la production, qui n’a pas dépassé les 4,5 millions de tonnes.

En ce qui concerne le lait, la facture des importations enregistre une évolution de 156% entre 2002 et 2012, passant de 492 millions de dollars à 1,2 milliards de dollars. La consommation de lait et de produits laitiers par habitant a plus que doublé entre 1969 (54 litres/habitant) et 2011 (120 litres/habitant).

Cette situation nous interpelle tous car elle est porteuse de dangers pour l’avenir ; si en phase de disponibilité financière les besoins sont satisfaits pour des produits aussi vitaux pour la population, tout renversement de tendance sur le marché international du seul produit qui nous assure aujourd’hui ces ressources pourrait provoquer des bouleversements désastreux pour l’économie et la société algériennes, sachant par ailleurs que la ressource hydrocarbures n’est pas renouvelable.

C’est au regard de cette préoccupation que le FCE a, parmi les 50 propositions qu’il a énoncées en mars 2012 pour un nouveau pacte de croissance visant une économie moins dépendante des hydrocarbures, formulé au titre de la sécurité alimentaire nationale et des priorités de la politique sanitaire les deux propositions suivantes :

"Mettre sur pied un programme précis de développement et de soutien aux fabricants nationaux, visant à assurer, dans un délai n’excédant pas cinq ans, 70 à 80% des besoins en médicaments" et "décider d’un programme s’étalant sur sept ans et visant l’autosuffisance complète ou partielle (70 à 80%) pour les produits suivants : céréales, légumes secs, lait et huiles. Les entreprises impliquées dans la réalisation de ce programme bénéficient d’un soutien adéquat des pouvoirs publics".

Dans ce cadre, le FCE a organisé un séminaire en juin 2012 pour montrer la faisabilité d’un objectif visant la couverture par la production locale de 70% des besoins du pays en médicaments, doublant ainsi le niveau de production actuel, sur la base d’un programme qui ne comporte pour l’essentiel que des mesures d’organisation visant un environnement économique qui favorise l’investissement dans la production.

Poursuivant cette démarche, le Forum des Chefs d’Entreprise se propose de susciter cette fois le débat en se focalisant sur les deux essentiels pour la sécurité alimentaire du pays, et organise pour ce faire le 8 avril 2013 un colloque qui sera consacré à l’évaluation de la faisabilité de l’objectif d’autosuffisance en matière de céréales et de lait. Il s’agira, à travers ce débat :
  • De dresser un point de situation précis pour ce qui est des deux principaux produits de base de l’alimentation de la population, les céréales et le lait, en termes de consommation, de production, de soutiens publics et d’organisation. Sur la base de diagnostic ainsi établi, ouvrir un débat sur les risques qui pèsent, à terme, sur l’économie nationale du fait de sa dépendance des marchés extérieurs pour ces produits. Ce débat devrait permettre de contribuer à asseoir une légitimité des choix appropriés que le pays devra faire en la matière.
  • En second lieu, il s’agira de jeter un regard sur des expériences de certains pays dans le domaine en débat. Même si, bien évidemment, ces expériences ne sauraient être reproduites en Algérie, étant donné la complexité de la problématique pour chaque pays et la multiplicité de ses aspects, de ses causes et de ses conséquences, il serait judicieux d’identifier, parmi les facteurs de succès, les constantes importantes et significatives en termes de politiques économiques mise en œuvre.
  • Il s’agira, enfin, sur la base de ces débats, d’évaluer les capacités dont dispose notre pays ou qu’il est nécessaire de développer pour renverser la tendance actuelle en amorcer une évolution conduisant vers un degré d’autosatisfaction de nature à mettre le pays à l’abri des bouleversements pouvant surgir sur les marchés internationaux de ces produits. En d’autres termes, et de façon pragmatique, il s’agira de tenter de définir des axes de politique économique de nature à permettre à notre économie de parvenir à une production en adéquation avec les besoins dans les produits considérés, les céréales et le lait. Ces réflexions devraient viser à apprécier les politiques que les experts seraient amenés à proposer du point de bue de leur faisabilité technique.

Il est retenu pour cette discussion une organisation sous forme de panels, un panel pour chacun des trois axes de débat indiqués ci-dessus, de façon à donner de multiples occasions d’échange entre les panélistes, d’une part, et entre ceux-ci et l’ensemble des participants, d’autre part.

Cette rencontre connaîtra la participation des acteurs des deux filières considérées, des représentants des diverses gouvernementales ou non gouvernementales et des experts.